PrevNext

Allauch - La tradition dans les collines

Bouches du Rhône - Allauch
Allauch - Parking de Notre-Dame-du-Château
Niveau
:   
  • 1
Durée :   00h00
Distance :    km
Dénivelé :   410 m
Balisage :   Jaune, Bleu, Jaune
Environnement :   
Enfants :   Non adapté
Type d'activité :   A pied

Découvrez la balade : Allauch - La tradition dans les collines

Niché à l'est de Marseille, le village allaudien perpétue avec ferveur les traditions provençales

Lire la suite

Vous avez une idée de parcours ?

Créez un tracé avec le logiciel de circuit Se-balader.

Créer son parcours

Présentation détaillée de la balade : Allauch - La tradition dans les collines

Évoquer Allauch, c’est se surprendre à ouvrir la boîte des bons vieux clichés de tout village provençal. Comment en effet vous épargner cette image de bourg attaché à ses traditions – avec bergers, ânes et santons en têtes d’affiche – et ses processions du côté de Notre-Dame-du-Château ? Comment taire les conversations et réflexions de ses habitants, aussi volubiles qu’attachants, à l’image de cette figure locale racontant avec des mots colorés, que ses « arrières grands-parents, qui vivaient à Marseille, avaient finalement émigré ici, car l’air de la montagne était conseillé pour soigner l’un de leurs fils, pas en très grande forme. » ? Il est vrai, aussi, que cette bourgade culminant à 228 m, si proche (par la distance) mais si lointaine (par la taille et l’ambiance) de la cité phocéenne cultive, à souhait, identité et authenticité. Avec en prime un décor de carte postale qui s’étire entre un moulin rappelant son passé agricole et une église abritant l’une des plus belles collections d’ex-voto de Provence. D’ailleurs, ce patrimoine religieux, artistique et historique s’imposera comme un détour à privilégier, une fois votre escapade dans les collines terminée.

Car, l’un des atours d’Allauch, est d’être posté aux portes du massif du Garlaban. Aussi, à peine avez-vous quitté le coeur du village, que vous voilà arpentant les sentiers caillouteux dans la garrigue, avec à l’horizon les « sommets » rendus célèbres par Marcel Pagnol, dans ses souvenirs d’enfance. Bien sûr, si les plus chevronnés n’hésiteront pas à s’attaquer au Taoumé ou au Garlaban lui-même, nos pas nous conduiront plus modestement vers la « Grotte des Pestiférés » et la « Source du Chien », soit près de 9 km tout de même et 410 m de dénivelé au programme.

Si le départ, fixé sur les hauteurs du village, au parking de Notre-Dame plus précisément, pouvait laisser supposer que l’ascension serait plus douce, il ne s’agit que d’une illusion. La centaine de mètres du chemin goudronné que l’on suit jusqu’au panneau général des randonnées dans le massif offre certes une excellente mise en jambes. Mais aussitôt le sentier tier qui part sur la droite (balisage jaune) rejoint, l’escapade prend un tout autre visage. Plus nature, plus caillouteux, plus sportif aussi. Côté panorama, c’est tout aussi fort. Avec la vue sur Notre-Dame-du-Château et derrière la rade phocéenne, avec ses îles et la Côte Bleue. L’arrivée au niveau des vestiges de la Chapelle de Sainte-Croix, autrefois lieu de pèlerinage des Pénitents gris, signe la fin de la vingtaine de minutes d’efforts tout en invitant à profiter des images qui défilent devant nos yeux.

La séance spectacle-récupération terminée, nous reprenons le cours de la balade qui alterne les passages sous pins ainsi que les faux-plats et les descentes, alors que la vue se dégage sur le pays aubagnais et que « Tête Rouge » nous toise de toute sa hauteur. Pas pour très longtemps finalement, car en remontant le vallon ombragé au niveau de Penau, c’est au tour de « Grande tête Rouge » de nous dominer. Le « col du Puits rouge » nous indique que nous sommes à 380 m et que le sentier rocailleux va s’effacer devant une large piste bordée notamment d’oliviers sauvages. Arrivés au niveau de la pierre indiquant « Montespin » et « Grande tête Rouge », nous suivons le sentier qui s’infiltre à droite (entre ces deux directions en fait), qui nous entraîne sous la barre rocheuse où se trouve la « Grotte de Pestiférés », qui a servi d’abri à ceux qui fuyaient la grande peste qui ravagea Marseille en 1720.

Chemin faisant, c’est au tour de la source « Pitchoun Ome » de se dévoiler, puis les sites les plus emblématiques du massif (le Garlaban, le Taoumé, la Grotte du Grosibou…) avant de rejoindre le vallon des Escaourpes (au croisement, suivre le panneau « Le Taoumé » puis « Le Taoumé par le vallon des Escaourpes, 1h05 »). Le balisage est alors bleu. Ses paysages quasi lunaires avec ses importants escarpements et abris sous roche en font un passage pour le moins atypique. Un sentiment conforté par les différentes sources, dont celles du Chien, qui ont creusé dans ce décor aride et minéral, d’étonnantes marmites ou engendré des milieux humides permettant à des roseaux de s’épanouir.

Le panneau « Allauch par le pas deï Menoun » nous rappelle à la réalité, avec cette 1h10 nécessaire pour boucler notre balade et surtout cette nouvelle ascension à avaler. Rassurez-vous, ce sera la dernière. Pas vraiment terrible d’ailleurs. Et surtout avec la perspective d’apprécier à nouveau un panorama superbe sur Marseille certes, mais aussi l’Etoile, Sainte-Victoire et enfin Allauch au bout d’une piste qui se révèlera agréablement roulante.

Avis des randonneurs sur cette balade

Evaluation des randonneurs sur cette balade

0/5
0
  • Superbe balade !
    0
    (0 votes)
  • Un bon moment
    0
    (0 votes)
  • Peut mieux faire
    0
    (0 votes)
  • Je n'ai pas aimé
    0
    (0 votes)
  • J'ai détesté
    0
    (0 votes)
Laissez votre avis !
Donnez une note à cette balade
(5 étoiles : balade parfaite !)
Votre commentaire a bien été envoyé

Vous aimez Se-balader ? Soutenez-nous !


Likez-nous aussi sur Facebook, merci !