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Aubagne - Pagnol, à travers de ses souvenirs d'enfance

Bouches du Rhône - Aubagne Garlaban
Aubagne - Parking au pied de La Treille
Niveau
:   
  • 1
Durée :   00h00
Distance :    km
Dénivelé :   300 m
Balisage :   jaune
Environnement :   
Enfants :   Non adapté
Type d'activité :   A pied

Découvrez la balade : Aubagne - Pagnol, à travers de ses souvenirs d'enfance

Il est né à Aubagne, a vécu à Marseille, Aix et Paris, mais ce sont ces collines dominées par le Garlaban qui nous invitent à plonger dans l'univers pittoresque de Marcel Pagnol. C'est en effet ici, entre Taoumé, Tête ronde, Vallon du Passe-Temps, Barres de Saint-Esprit ou Grotte du Grosibou que « le plus populaire des écrivains provençaux », a eu son premier un coup de foudre pour des « lieux naturels, sauvages, odorants et lumineux.

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Présentation détaillée de la balade : Aubagne - Pagnol, à travers de ses souvenirs d'enfance

Il est né à Aubagne, a vécu à Marseille, Aix et Paris, mais ce sont ces collines dominées par le Garlaban qui nous invitent à plonger dans l’univers pittoresque de Marcel Pagnol. C’est en effet ici, entre Taoumé, Tête ronde, Vallon du Passe-Temps, Barres de Saint-Esprit ou Grotte du Grosibou que « le plus populaire des écrivains provençaux », comme se plaît à le présenter Georges Mérentier de « L’association des amis de Pagnol », a eu son premier un coup de foudre pour des « lieux naturels, sauvages, odorants et lumineux »; c’est ici encore qu’il a planté, quelques années plus tard, ses caméras pour tourner quelques-uns de ses plus célèbres films : « Manon », « Angèle», « Regain », « Les lettres de mon moulin… »; c’est enfin ici, qu’il a entrepris l’écriture de son premier ouvrage évoquant ses souvenirs d’enfance, « La gloire de mon père ». C’est d’ailleurs à travers les pages de cet opus que nous entraînera notre balade, au départ de La Treille (Marseille).
En remontant la rue principale, du parking aménagé au pied du village, sur ce « chemin de Provence, deux ornières séparées par une touffe d’herbe qui caressaient  le ventre du cheval », on se surprend à marcher d’emblée sur les pas de la famille Pagnol qui, entre 1904 et 1909, rejoignait la « Bastide Neuve » pour les vacances et les week-ends. Puis, en tournant sur le « Carriero dei Tambourinaires de Santo Estello » débouchant sur le chemin des Bellons, notre regard est attiré par la belle  maison qui s’élève sur la gauche, « La Pascaline» que Pagnol louera à deux reprises : en 1952, lors du tournage de « Manon » puis durant l’hiver 1956, où il  commencera à plonger sa plume dans ses souvenirs. Ses souvenirs justement, qui nous entraînent, du côté du Hameau des Bellons (que l’on traversera sur le chemin du retour) avant de descendre dans le « Vallon du Passetemps», le fameux site lié « à la chasse, la passion de l’oncle Jules » rappelle Georges Mérentier. Entre aroumi, menthe poivrée, thym, romarin et chênes et alors que l’on passe devant le restaurant « Le relais du Passe-Temps », on se remémore ce jour où justement Jules lâche à  Joseph, qui venait d’acheter un fusil, « ce n’est pas un fusil, mais une arquebuse», mais aussi les préparatifs de la chasse ou encore le petit Marcel qui, suivant en  cachette son père et son oncle, finit par se perdre avant de ramasser les deux bartavelles tuées… non pas par Jules mais par Joseph. Ce qui lui fit écrire : « Dans mes  petits poings sanglants, je tenais quatre ailes dorées et en face du soleil couchant, j’élevais vers le ciel la gloire de mon père ». En poursuivant notre chemin plein  nord, on arrive sur une aire où trône un grand pin. On passe sur sa gauche pour emprunter le sentier caillouteux et assez raide, avec dans notre champ de vision le Taoumé.
Alors que les ruines du « Jas de la Badoque », évoquées notamment dans « Angèle » se dévoilent, un peu plus haut, on peut distinguer « le puits du tambour », qui  était en fait la source gardée secrète par le grand-père de Lili (son grand ami des Bellons) où il venait chaque midi s’approvisionner d’eau fraîche. Tout en continuant  notre ascension, on aperçoit sur la droite la « Grotte du Cerf » connue pour être celle de Manon et au-dessus de laquelle Ugolin déclara son amour, puis Ruissatel, les barres de Saint-Esprit, Marseille avec ses îles et enfin le Taoumé abritant la « Grotte du Grosibou » qui fit connaître à Marcel et au petit Lili, l’une de leurs plus grandes peurs. C’est vers la gauche que l’on s’orientera ensuite pour rejoindre le sentier qui remonte sur les « Barres de  Garettes », entraînant nos pas vers la « Bastide Neuve ». Au passage, on ne manque pas d’apprécier le panorama sur la rade marseillaise, mais aussi la « Grotte des  pestiférés » du « Temps des amours ». Et en plein coeur la « Pagnolie », entouré notamment du Garlaban, du Taoumé, des Barres Sainte-Esprit, se détache tout  naturellement « Tête ronde », le sommet préféré du petit Marcel qui en avait notamment fait son terrain de jeu de prédilection avec Lili, et théâtre du tournage de  son dernier film : « Le secret de Maître Cornille » en 1954.  La « Bastide Neuve » n’est plus très loin. Et si déjà l’enfant qu’il était, révéla : « Elle s’appelait Bastide Neuve, mais elle était neuve depuis longtemps », il reconnaîtra également : « Je ne le savais pas encore, mais j’allais y passer les plus belles vacances de ma vie. »Son ami Lili des Bellons, de son vrai nom David Magnan, qui résidait au niveau du N.43 de cette route, y a fortement contribué. C’est ce gamin, de trois ans son cadet, qui lui a fait découvrir la faune, la flore et tous les coins secrets de ce territoire dont Pagnol tombera éperdument amoureux. Poursuivant tranquillement notre chemin, on bifurque au niveau du N.65 sur la droite pour rejoindre le centre du village, non sans passer devant le célèbre cercle : c’est là que son père, contre toute attente, gagna la partie de boules contre la triplette internationale de la Valentine soit « La deuxième gloire de mon père ». C’est là aussi qu’a été tourné la scène où  l’ingénieur explique à la population comment et quand l’eau pourra à nouveau alimenter le village dans « Manon ». Avec la fontaine de la place de l’église où fut notamment photographié son « père avec les deux bartavelles », on découvre cette « conque de pierre vive accrochée comme une bodèche à une stèle carrée d’où  sortait le tuyau de cuivre » fidèle à la description faite par celui qui repose en paix au cimetière, situé en contre-bas du village, dans une tombe toute simple en pierre  de cassis.

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