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Marchiennes - Pierres d'abbaye et hommes assoiffés d'aventure

Nord - Marchiennes
Marchiennes - Devant l'église de Mariennes.
Niveau
:   
Durée :   02h15
Distance :   9.506 km
Dénivelé :   9 m
Balisage :   
Environnement :   Campagne
Enfants :   Adapté
Type d'activité :   A pied

Découvrez la balade : Marchiennes - Pierres d'abbaye et hommes assoiffés d'aventure

Marchiennes, petite ville du bord de Scarpe nichée dans un écrin de verdure remarquable, a connu les grandes heures de 'Histoire. Façonnée par les moines bâtisseurs de son abbaye, elle est le berceau méconnu de personnalités éprises d'arts, d'idéaux et de liberté.

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Présentation détaillée de la balade : Marchiennes - Pierres d'abbaye et hommes assoiffés d'aventure

L’église Sainte-Rictrude. Construite à partir de 1811 sur les instructions de l’architecte lillois Benjamin Dewarlez, l’église porte le nom de Rictrude qui, à la mort de son mari Adalbaud, comte de Douai, se retira à Marchiennes au VII siècle pour fonder l’abbaye. De style néoclassique, classée monument historique, l’église affiche sur son fronton la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité ».

Une inscription gravée en 1905, à la séparation de l’Église et de l’État, sous le mandat de Félix Maton, bien décidé à mater les bigots de la cité monastique… Place De-Gaulle, en face, une plaque indique la maison de Félix Labisse, peintre surréaliste révolutionnaire né à Marchiennes en 1905, soutenu en son temps par Paul Éluard et Jacques Prévert. Rien que ça. La maison Corbineau, les cachots de l’hôtel de ville. En bas de la rue Galette où subsiste l’enseigne peinte d’un estaminet datant de1850, jetez un coup d’œil au coron Leclerc, plus ancienne construction datée de la ville (1680).

En poursuivant à gauche, rue Jean-Jaurès, vous débouchez sur la rue Corbineau. Près de l’office de tourisme, une plaque orne la maison natale de Juvénal Corbineau (1776-1848) : ce général de l’armée de Napoléon est célèbre pour avoir découvert le gué de la Bérézin à qui permit (tant bien que mal) la retraite de Russie. Puis pénétrez dans l’ancien pavillon d’entrée de l’abbaye qui abrite l’hôtel de ville depuis 1748 pour découvrir les richesses bigarrées du musée des Amis de Marchiennes.

À ce propos, on ne saurait trop vous conseiller la visite des cachots. Place Gambetta. Gagnez la place Gambetta où le balcon gothique de la mairie provient de l’église abbatiale et porte les armoiries de France, de l’abbaye et de Jacques Coëne, bienfaiteur du monastère. Autour de cette place où l’on joue encore au jeu de paume, on découvre l’ancien presbytère (1777) et le logis abbatial (1785), autrefois accompagnés de l’église et des cloîtres du monastère. Pour mémoire, c’est en 1792 que l’abbaye, devenue propriété d’État, sera vendue comme carrière de pierres et démantelée. Le colombier, les vestiges de la brasserie.

Poursuivez vers l’impressionnant colombier(1754), la deuxième porte d’entrée historique de l’abbaye qui jouxte les vestiges de la brasserie (1750), partiellement rénovée. C’est là que se trouve la maison natale du photoreporter Jean Moral (1906-1999) qui, en marge de ses reportages de mode, couvrit la guerre d’Espagne au côté de Joseph Kessel. C’est là aussi, dans les anciens jardins des moines, que sont fêtées, chaque premier week-end d’octobre, les Cucurbitades. Cap sur les Frenelles.

En passant sous le porche monumental, longez le Décourt sur la gauche. Ce cours d’eau artificiel a été creusé par les moines au Moyen Âge pour assécher la plaine marécageuse de la Scarpe. Au calvaire, traversez la route vers le site des Évoïches qui héberge un camping et les anciens viviers où les moines gardaient le poisson« au chaud » avant de le passer à la casserole. En suivant le balisage jaune, vous débouchez sur la réserve naturelle du Pré des Nonnettes qui abrite des espèces rares dont la gorge-bleue à miroir.

Puis continuez tout droit jusqu’à la rue des Jardins(à Bouvignies) et empruntez la route pavée vers le château des Frenelles où vécut le député Anthony-Thouret(1807-1871), ami de Lamartine et de Victor Hugo qui lui rendit visite dans cette belle maison de maître classée du XVIII siècle.

Son corps repose au cimetière local. D’aucuns diront qu’il a fallu faire de la place pour l’enterrer : Anthony-Thouret avait souvent été la cible de moqueries en raison de son obésité…

Remerciements à l’office de tourisme et à Thierry Teneul, président des Amis de Marchiennes.

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