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Martigues - Au fil des canaux

Bouches du Rhône - Martigues
Martigues - Parking Henri Fabre
Niveau
:   
Durée :   01h15
Distance :   1 km
Dénivelé :   5 m
Balisage :   aucun
Environnement :   Ville
Enfants :   Adapté
Type d'activité :   A pied

Découvrez la balade : Martigues - Au fil des canaux

Surnommée très justement « Venise provençale » ou « île en Provence », Martigues s'impose à l'évidence, comme une cité singulière qui sait charmer ceux qui ont su balayer tous l'a priori pour s'aventurer du côté de Ferrières, Jonquières et l'Île.

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Présentation détaillée de la balade : Martigues - Au fil des canaux

Séparée par des canaux et rassemblée par des ponts,  «la Venise» Provençale s’impose comme une ville singulière.  

Ici, l’eau n’est jamais bien loin. C’est même elle qui a façonné son séduisant visage et contribué à son expansion économique. Surnommée très justement « Venise provençale » ou « île en Provence », Martigues s’impose à l’évidence, comme une cité singulière qui sait charmer ceux qui ont su balayer tous l’a priori pour s’aventurer du côté de Ferrières, Jonquières et l’Île. Bien sûr, il y aura toujours les esprits chagrins pour avancer que Lavera, les raffineries, le port pétrolier et les gros tankers, plantés aux portes de la ville, sont de nature à entacher le décor. On leur rétorquera sans ambages qu’en flânant au bord des canaux ou dans le dédale des ruelles aux façades restaurées et délicieusement provençales, seul le patrimoine historique et des sites plus traditionnels se dévoileront au fil des pas.

Au quartier de Ferrières, bien connu des sportifs et des « cultureux » pour abriter la Halle, le Stade Turcan et le théâtre des Salins, c’est celui de l’Île que nous avons préféré pour notre prospection. Enclave historique de la ville, c’est en son coeur, sur la place Mirabeau, cernée de belles maisons bourgeoises, qu’a été signée en 1581 l’unification des trois villages, par Henri d’Angoulême, alors comte de Provence. N’hésitez pas à élever le regard pour apercevoir la cigale sculptée sous le faîtage de la maison à l’angle droit de la place, avant de vous diriger vers l’église de la Madeleine et vous laisser séduire par le Miroir aux oiseaux. Ce plan d’eau, avec ses maisons de pêcheurs qui a fasciné moult peintres (Delacroix, Corot, Ziem, Picabia…) et où sont amarrés de typiques pointus le long du quai, doit son nom à une légende : autrefois, en ce lieu, trônait un arbre sur lequel venaient se poser de nombreux oiseaux… qui se reflétaient dans l’eau.

En remontant le quai François Marceau baigné par le canal Saint-Sébastien, votre curiosité sera naturellement titillée par cette maison en chapeau de gendarme, qui rappellera peut-être à certains des souvenirs : c’est là en effet qu’a été tournée en 1962 « La cuisine au beurre » avec Bourvil et Fernandel. Appréciez l’ambiance du site, avant de rebrousser chemin et tourner à droite pour découvrir l’originale fontaine murale de la rue des Cordonniers, œuvre de Bernard Dejonghe, puis la vitrine archéologique de la place Maritima, avec une reconstitution de cases gauloises sur des fondations datant du Ve s avant JC.

En mettant le cap du côté du Canal de Baussengue – qui relie l’étang de Berre à la Méditerranée -, c’est une tout autre ambiance qui vous est promise, avec notamment la « Prud’homie de pêche » (datant de 1930), le tribunal de cette activité où se réunissent encore aujourd’hui les pros du secteur pour régler les différends et enfin, de l’autre côté du pont, le tout nouveau espace cinéma, exposant la collection de Prosper Gnidzaz , un passionné du 7e art qui a légué son joyau à la ville.

À travers un parcours conçu par Lucienne Del’Furia, vous découvrirez l’évolution des techniques cinématographiques – avec quelques raretés dont une lanterne magique à pétrole de 1890, ou un projecteur 35 mm de 1915 – et des extraits des films les plus emblématiques tournés à Martigues: « La cuisine au beurre » de Gilles Grangier, « Toni » de Jean Renoir, « Les Insoumis » de C-Michel Rome…

Pour finir, et histoire d’appréhender cette « île en Provence » sous un autre angle, vous serez inspirés de vous offrir une des deux nouvelles sorties en bateau, à bord du « 1000 sabords » : l’une vous entraînera à travers les canaux, la seconde vers le Fort de Bouc, en passant devant le dernier calen de la ville. Ce type de pêche – grand filet tendu entre les berges de Jonquières et Ferrières – vise à attraper des muges et plus particulièrement des testus, poissons très prisés pour la fabrication de la poutargue, surnommé ici « le caviar martégal ».

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