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La Brenne - Un paradis à l'abri des regards

Indre - La Brenne
Rosnay -
Niveau
:   
Durée :   00h00
Distance :    km
Dénivelé :   88 m
Balisage :   
Environnement :   Campagne
Enfants :   Adapté
Type d'activité :   En voiture

Découvrez la balade : La Brenne - Un paradis à l'abri des regards

Epargné par les affres de la mauvaise modernité, ce territoire d'eau, de tourbe et de bois, niché dans le sud du Berry, est ponctué de plus de 3 000 étangs et parsemé de forêts. Il cache un univers sauvage qui abrite nombre de bonnes tables. "Marianne" vous livre ses découvertes. PAR PÉRICO LÉGASSE

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Présentation détaillée de la balade : La Brenne - Un paradis à l'abri des regards

“Où que l’on aille, d’où que l’on vienne, nul ne passe jamais par la Brenne.” Ne cherchez pas l’auteur de cette citation imaginaire, il n’existe pas. C’est sans doute ce que l’on peut dire de ce territoire d’eau, de tourbe et de bois, caché dans le sud du Berry, aux confins de la Touraine et du Poitou, dont la géographie semble avoir été façonnée pour abriter les mystères d’un roman d’Alain-Fournier ou de Maurice Genevoix. On penserait à la Sologne. Pourtant, même si certaines perspectives convergent à l’identique, même si, d’un ciel l’autre, un vol d’oiseaux prolonge l’horizon, que le jeu des roseaux et des ajoncs caressés par la brise partage les mêmes courbes, nous ne sommes pas en Sologne.

La Brenne est plus limpide, plus ouverte, moins distante dans sa façon de se laisser parcourir. En Sologne, on ne peut entrer nulle part, alors que la Brenne s’offre au voyageur. La première est dormante, l’autre vibre. Il y a toujours une joie simple à découvrir un pays méconnu, qui se laisse contempler pour ce qu’il est, avec son visage vierge de toute dévotion touristique. En Brenne, le paysage trempe ses pieds dans un miroir sur lequel glissent les nuages en se frottant à la cime des arbres. C’est l’image que l’on en garde. Loin des grands axes, épargné par les affres de la mauvaise modernité, cet univers a survécu à son excentration et à sa pauvreté.

Pas de richesses agricoles, ici les trésors sont autres, plus précieux encore, en termes d’écologie rurale, qu’une vigne ou un champ de blé, mais néanmoins précaires. Ils ont survécu grâce à l’homme, lui seul peut les détruire. Il a fallu un jour codifier cet espace pour sauver ce terroir. A l’initiative d’élus et d’acteurs locaux soucieux de préserver un patrimoine naturel culturel d’importance internationale tout en développant des activités remédiant à la fragilité de son environnement et de sa sociologie, cette étonnante contrée forme un parc naturel régional depuis 1989.

C’est qu’il faut protéger la flore, la faune, composées de raretés et de merveilles, de variétés de plantes et d’animaux que l’on ne voit que là. Un désert de vie, où le silence règne en maître, pour ne laisser monter que les bruits purs, lorsque l’on prend le temps de les entendre. Chuchotement d’un ruisseau, envol d’un canard, remous sourds d’une carpe, gazouillis d’une fauvette aquatique. Des kilomètres durant, de part et d’autre des vallées de la Claise, de la Creuse et de l’Anglin, s’étend une mosaïque de géologies et de reliefs fascinants, ponctuée de plus de 3 000 étangs, parsemée de forêts. Un univers sauvage, sec ou humide, plat ou arrondi, où, selon que l’on marche sur les landes à bruyère ou que l’on foule les tourbières, croissent le glaïeul d’Illyrie ou la linaire de Pélissier, le drosera à feuilles rondes ou la grassette du Portugal.

Dès les premières chaleurs, si la prairie est grasse, les pelouses siliceuses se parent d’anémones pulsatilles, d’hélianthèmes en ombelle, si elle est maigre, ce sont les sérapias langue qui colonisent le sol. Là où dominent les marais, foisonnent la marsilée à quatre feuilles, le souchet de Micheli ou la laîche de Bohème. Sur les coteaux boisés poussent la scille fausse jacinthe ou la renouée bistorte. Et puis il y a les oiseaux, en multitude, de toutes tailles, de tous plumages, aux noms sublimes : engoulevent d’Europe, bondrée apivore, œdicnème criard, fauvette pitchou, courlis cendré.

Ils vont de l’étang de Bignotoi à l’étang du Grand-Mez, de celui de la Rouère à celui des Grandes-Fourdines, survolent le Blizon, Mardasson, Purais. Des étangs qui se contournent, tous différents, tous changeants, énormes comme celui de la Mer-Rouge ou du Moury, plus modestes comme le Turpin ou Poiliers. C’est là qu’évoluent aussi la cistude d’Europe, une tortue d’eau douce, le pélodyte ponctué ou le pélobate brun, qui sont des crapauds amphibiens, mais aussi l’azuré des mouillères, le cuivré des marais ou le damier de la succise, variétés rares de papillons. La liste n’en finirait pas. Tout cela est accessible depuis les sites d’observation disposés ici et là.

Enfin, d’autres monuments, massifs, haut dressés, car la Brenne compte son cortège de châteaux et de manoirs, valent aussi le détour : Azay-le-Ferron, Ingrandes, le Bouchet à Rosnay, Guillaume à Lignac, ou Romefort à Ciron. Marianne a parcouru le territoire de long en large et suggère quelques bonnes étapes pour associer les plaisirs de la table à ceux de la nature. Pour le reste, les sites Internet consacrés à la Brenne, mieux renseignés les uns que les autres, sur toutes les thématiques possibles, en diront cent fois plus que ce reportage. C’est la loi du genre et de l’époque. Ce qui compte est la décision du voyageur, son choix d’aller ou de ne pas aller. En ce sens, la Brenne est une cause qui mérite d’être aimée et partagée. Telle est la ferveur de notre engagement.

Bonne découverte.

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