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Maillane - Mistral et Frigolet

Bouches du Rhône - Maillane
Tarascon -
Niveau
:   
Durée :   01h30
Distance :   1.5 km
Dénivelé :   25 m
Balisage :   panneaux de direction
Environnement :   Campagne
Enfants :   Non adapté
Type d'activité :   A pied

Découvrez la balade : Maillane - Mistral et Frigolet

« Quand le Bon Dieu en vient à douter du monde, il se rappelle qu'il a créé la Provence »On ne sait si son nom « Mistral » peut être considéré comme une prédisposition, mais jamais défenseur de la terre, de la langue et des traditions n'aura si bien porté un patronyme qui rappelle immuablement la Provence. La Provence sans le mistral (le vent) ni Mistral (le poète) ne serait sans doute pas la même.

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Présentation détaillée de la balade : Maillane - Mistral et Frigolet

« Quand le Bon Dieu en vient à douter du monde, il se rappelle qu’il a créé la Provence »

On ne sait si son nom « Mistral » peut être considéré comme une prédisposition, mais jamais défenseur de la terre, de la langue et des traditions n’aura si bien porté un patronyme qui rappelle immuablement la Provence. La Provence sans le mistral (le vent) ni Mistral (le poète) ne serait sans doute pas la même. Le premier lui offre un ciel bleu azur et un climat sec à souhait. Le second a contribué à la sauvegarde et à la pérennisation d’une langue et d’une culture vouées à s’éteindre sous la dominance du Français. « Mireille », publiée en 1859 et adaptée quatre ans plus tard par Charles Gounod en opéra s’imposera comme un véritable chef d’oeuvre de la littérature provençale, le premier d’une carrière qui sera couronnée en 1904 par le prix Nobel.

Fils de petits propriétaires terriens aisés de Maillane, Frédéric Mistral voit le jour le 8 septembre 1830 au mas du Juge (aujourd’hui propriété privée) où il passera une enfance joyeuse et une adolescence épanouie, ne s’en éloignant que pour accomplir ses études. Il n’est d’ailleurs pas plus haut que trois pommes, lorsque ses parents, las de le voir pratiquer l’école buissonnière, l’amènent à l’Abbaye Saint-Michel de Frigolet où un brave Cavaillonnais, un certain M. Donnat, vient de fonder un pensionnat pour garçons. « Quand mes parents eurent vu que la passion du jeu me dévoyait par trop et que je manquais l’école sans discontinuer pour aller tout le jour polissonner dans les champs avec les petits paysans, ils dirent : Faut l’enfermer. » Et un matin, sur la charrette du Mas, le petit Frédéric prend la direction de cet ancien monastère, situé sur la Montagnette, entre Graveson, Tarascon et Barbentane.

Véritable bijou architectural, cette chapelle trônait étrangement au sein de ce désert qu’était « ce plateau de Saint-Michel où l’on nous avait mis en cage… » écrit Mistral. Mais si d’ordinaire « les écoliers étaient parqués dans des grandes cours froides, nous, pour courir, nous avions toute la Montagnette… Une fois hors de l’étude, nous partions comme des perdreaux, à travers les vallons et sur les mamelons. » C’est d’ailleurs, une fois la visite de l’Abbaye terminée et le site traversé, ce que nous vous invitons à faire en suivant le panneau «La boucle de Frigolet ». Là, comme Frédéric et ses camarades, on suit le sentier tout en découvrant : « Ces mamelons, ces gorges, ces ravins, avec leurs noms superbes en langue provençale, comme ils nous émerveillaient ! … Monuments éternels du pays et de sa langue, tout embaumés de thym, de romarin et de lavande, tout illuminés d’or et d’azur… Quels espaces de bonheur de rêve paradisiaque, vous avez ouverts sur ma vie d’enfant ! »

Ce décor de garrigue et de calcaire, dans lequel Mistral vécut entre 1839 et 1841 avant de poursuivre ses études à Avignon – le pensionnat s’arrêta pour des raisons plus ou moins obscures – nous renvoie sensiblement la même impression que celle ressentie par le futur fondateur du mouvement du Félibrige et que l’on peut prolonger à l’envi en suivant les nombreuses traces qui traversent le plateau, non sans garder toujours un oeil sur les flèches de l’Abbaye, afin d’éviter tout risque (minime il est vrai) de se perdre.

En rejoignant Maillane, c’est le Mistral adulte que nous retrouvons. Le « Maintenant, mon beau gars, moi j’ai fait mon devoir. Tu en sais beaucoup plus que ce qu’on m’apprit » prononcé par son père à son retour d’Aix-en-Provence alors qu’il est fraîchement licencié de Droit, engendrera ses premières résolutions : relever et raviver en Provence le sentiment de race, restaurer la langue naturelle et historique du pays, rendre la vogue au provençal par l’influx et la flamme de la divine poésie…

Les bases du Félibrige sont ainsi posées, dont on suivra les épisodes, intimement liés en fait à son existence personnelle et sa vie familiale que l’on découvre successivement en visitant la maison du Lézard (qui abrite aujourd’hui la bibliothèque de Maillane) où il vient s’installer avec sa mère en 1855 à la mort de son père, puis dans la maison d’en face qu’il a fait construire et transformée depuis en musée avant de rejoindre le cimetière, où Mistral lui-même avait fait édifier son tombeau en 1907, soit 7 ans avant sa mort : une réplique très fidèle du Pavillon d’amour de la Reine Jeanne des Baux-de Provence, sans aucune inscription, mais révélant une sculpture de l’Etoile du Félibrige, les portraits de Mireille et Calendal, ainsi que les têtes de ses chiens Pan Panet et Pan Perdu.

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