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La Maison du berger

Champoléon
hameau Les Borels 05260 Champoléon
Prix
:   
Téléphone :   04 92 49 61 85
Site internet :   http://www.maisonduberger.fr/
Horaires :   

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Présentation détaillée de : La Maison du berger

Le Royaume des “Pastres”. Au sud du parc des Ecrins, niché dans la vallée du Drac blanc, Champoléon est l’autre visage du Champsaur, le haut Champsaur, comme il se disait autrefois. A 20 km des rondeurs du bocage, où que l’on regarde la montagne est une voisine toute proche, omniprésente, dressée souvent à plus de 3 000 m. Ici pas de vache d’abondance, ni de montbéliarde ou de holstein, mais de la brigasque et du mérinos d’Arles, de la bête à cornes, oui, mais de l’ovin triomphant et une ancestrale culture du pastoralisme qui, bon gré mal gré, résiste malgré la régression constante de l’activité. Au milieu du XIXe siècle, c’est notamment de cette vallée que sont partis vers la Californie ou le Nevada des bergers considérés alors parmi les meilleurs au monde. Ils s’appelaient Espitallier, Escallier, Faure ou Giraud.

En 2008, le plasticien Christophe Galleron, originaire de la région, est parti sur leurs traces, en l’occurrence celles de deux oncles jamais revenus du «grand tomple», ces huit jours de paquebot transatlantique que bravaient les Champsaurins mais aussi les Barcelonnettes de l’Ubaye ou les Basques pour émigrer en Amérique ou au Mexique. Il en a tiré des images, un film et une exposition présentés à la Maison du berger, passionnant écomusée créé en 2009 et sis au hameau Les Borels. Quatre personnes, dont le directeur et ethnologue Guillaume Lebaudy, y archivent et mettent en valeur tout ce qui touche à l’histoire passée et aux formes présentes du pastoralisme, fidèles à l’esprit de l’ancien propriétaire des lieux, le Nantais Pierre Mélet, instituteur pacifiste et libre-penseur devenu berger pendant la Seconde Guerre mondiale.

A côté des ustensiles qu’utilisaient les pastres des siècles passés, on découvre aussi les photos de leurs lointains héritiers, enfants du pays, ou d’autres horizons, jeunes gens modernes n’évoquant que de très loin «les petits hommes bruns silencieux» décrits par l’écrivain américain William Storrs Lee. Chaque année, début octobre, quand les troupeaux rentrent de l’estive, tout le monde se retrouve pour la Fête du tardon (agneau de lait de l’année), propices à des agapes culinaires que l’on dit de fort belle tenue.

Champoléon est par ailleurs une idéale base de départ pour d’innombrables marches dans les environs, de la balade facile aux randonnées de plusieurs jours dans le parc national des Ecrins. Vous pourrez ainsi mesurer votre résistance en empruntant les forts dénivelés et les cols que les jeunes filles du cru n’hésitaient pas à franchir il n’y a pas si longtemps, pour se rendre au bal dans la vallée voisine du Valgaudemar, avant de revenir à la maison après une courte nuit sur place. Le travail comme la fête se gagnaient à la force du mollet. Peut-on dire qu’c’était une bonne école ?

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