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Rue Campagne Première

Paris
Rue Campagne-Première 75014 Paris
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Présentation détaillée de : Rue Campagne Première

Bienvenue rue Campagne-Première, bienvenue dans LA rue du Montparnasse des Montparnos. C’est bien simple, tous les plus grands semblent avoir décidé de poser un jour leurs pinceaux ou leur plume dans l’un des ateliers de cette rue mythique. On vous emmène ?
N°3 / Aujourd’hui c’est un immeuble contemporain sans grand intérêt…mais au début du XXème siècle, le sculpteur François Pompon et le peintre Amedeo Modigliani y vécurent dans des « ateliers-logements ».
N°5 / Le couple d’écrivains-poètes Louis Aragon et Elsa Triolet y vécurent dans un atelier, de 1929 à 1935
N°9 / C’est l’ancienne « Cité des artistes ». Un véritable petit village au coeur de la rue Campagne-Première et 128 ateliers construits à partir de matériaux provenant des bâtiments de l’Exposition universelle de 1889. La Cité des artistes abrita la créativité de grands noms parmi lesquels les peintres Léonard Foujita (jusqu’en 1917), Giorgio de Chirico, Amedeo Modigliani, Vassili Kandinsky, Max Ernst, Joan Miró, Alberto Giacometti ou encore l’écrivain Reiner Maria Rilke.
Aujourd’hui de nombreux artistes habitent encore derrière la porte cochère du 9 rue Campagne-Première. Mais, sauf heureux hasard ou événement culturel (surveillez le site Les ateliers du 9), la Cité des artistes ne se visite pas.
N°14 / Vous êtes devant le domicile du peintre Yves Klein, qui habita et travailla dans cet immeuble de 1958 à 1962. C’est d’ailleurs dans cet appartement qu’il créa le mouvement « Nouveau Réalisme » avec le critique d’art Pierre Restany.
N°17bis / Le photographe Eugène Atget y avait son appartement. C’est ici qu’est née sa carrière photographique : en effet, Atget, sans le sou, était en quête d’une source de revenus. Réalisant que les peintres de son voisinage manquaient de documents photographiques pour nourrir leur inspiration, il se décida à les leur fournir ! Et c’est ainsi qu’Eugène Atget va inlassablement photographier Paris et ses environs, des années durant, vendant son travail à la Cité des artistes, quelques numéros plus haut. Ses clients ? Foujita, Derain, Utrillo, entre autres…
N°23 / A partir de 1917, le peintre Léonard Foujita y installe son atelier.
N°29 / Il existe toujours, l’hôtel Istria, avec sa jolie marquise. Mais il est bien plus chic qu’au début du XXème siècle, quand les artistes sans le sou y louaient des chambres au mois. Sur sa guest-list ? Rainer Maria Rilke (croisé au n°9), Marcel Duchamp, Francis Picabia, Kiki de Montparnasse, Tristan Tzara, Éric Satie, Elsa Triolet (avant sa rencontre avec Louis Aragon) ou Man Ray y séjournèrent. Et vous, pour, peut-être, retrouver l’esprit des Montparnos ?
N°31 et 31bis / C’est la star de la rue, cet immeuble.
C’est vrai qu’il est splendide, le 31 rue Campagne
Première, sans doute le plus bel immeuble d’ateliers
jamais construit à Paris, avec sa structure en béton
armé et sa succession de verrières d’ateliers bâtis en
duplex. L’immeuble, construit en 1911, a d’ailleurs été
primé au concours de façade de la Ville de Paris, la
même année.
L’immeuble offre 4 étages d’ateliers en duplex :
les sculpteurs au rez-de-chaussée, les peintres audessus
– même si, exposé plein ouest, le 31 n’a jamais
offert la lumière optimale dont ils auraient eu besoin
(celle du nord, constante et douce).
Immeuble cossu, bourgeois même, le 31 accueillit
surtout des artistes « à succès ». Man Ray et Kiki de
Montparnasse purent s’y offrir un atelier, tout comme
Aragon et Elsa Triolet.
Chaïm Soutine aussi y loua un atelier, Pierre Restany
et Jean-Pierre Raynaud y habitèrent.
Pour profiter pleinement de la somptuosité du 31,
faites un petit crochet par le Passage d’enfer (vous y
accédez par le 247 boulevard Raspail, poussez la grille,
elle est ouverte) : en plus de vous émerveiller devant
les persiennes pastel de cette ancienne cité ouvrière,
vous découvrirez l’arrière du 31 : de jolies céramiques
à même le ciment et des maisons de ville. Un rêve.
Le saviez-vous ? C’est au bout de la rue
Campagne Première que s’écroule et
meurt Michel Poiccard (incarné par
Jean-Paul Belmondo), le héros d’A bout
de souffle, le film cul te de Jean-Claude
Godard.

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