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Marie-Galante, l'île aux cent moulins au large de la Guadeloupe

Marie-Galante est une île de l'archipel de la Guadeloupe, à une trentaine de kilomètres au sud-est de la Grande-Terre, que l'on rejoint en une heure de bateau. Ronde et plate, surnommée l'île aux cent moulins, elle garde une vie rurale tournée vers la canne à sucre et le rhum.

Une île ronde, plate et rurale

Avec 158 kilomètres carrés, Marie-Galante est la quatrième île des Antilles françaises par la superficie. Elle compte trois communes, Grand-Bourg, Capesterre-de-Marie-Galante et Saint-Louis, et un peu plus de dix mille habitants, contre environ trente mille au milieu du XXe siècle. Christophe Colomb la baptisa Maria Galanta en 1493 ; les colons s'y installèrent en 1648.

Son surnom vient des moulins à vent qui broyaient la canne au XIXe siècle. Plusieurs ont été restaurés, comme le moulin de Bézard. La canne reste au cœur de l'économie : trois distilleries sont encore en activité, Bellevue, Bielle et Poisson, dont les rhums blancs agricoles titrent le plus souvent 59 degrés.

Traverser en bateau depuis Pointe-à-Pitre

Les navettes maritimes partent de Pointe-à-Pitre et de Saint-François et arrivent à Grand-Bourg ou à Saint-Louis. La traversée dure environ une heure. Plusieurs compagnies se partagent la ligne, avec des départs quotidiens ; en haute saison, réserver à l'avance évite les mauvaises surprises. La mer peut être formée dans le canal : les personnes sensibles au mal de mer choisiront une place à l'arrière. L'île possède un aérodrome, mais aucune ligne aérienne régulière ne le dessert.

Comment se déplacer sur Marie-Galante

La voiture de location reste la solution la plus souple pour faire le tour de l'île en une journée ou deux. Le scooter convient aux routes peu fréquentées, à condition de se méfier des averses tropicales. Des bus relient chaque jour les trois communes et des taxis attendent aux débarcadères. Des visites guidées existent aussi pour qui ne souhaite pas conduire.

Les sites à ne pas manquer

  • Gueule Grand Gouffre, au nord de l'île : une arche naturelle creusée par l'océan dans la falaise, que l'on rejoint par un sentier côtier aux vues saisissantes.
  • La plage de la Feuillère, à Capesterre, protégée par un lagon aux eaux claires.
  • L'anse Canot et la plage de Vieux-Fort, à Saint-Louis, plus sauvages, bordées de falaises ou tournées vers le couchant.
  • L'habitation Murat, ancienne sucrerie du XVIIIe siècle devenue écomusée, pour comprendre l'histoire coloniale et l'esclavage, aboli définitivement en 1848.
  • Les distilleries, qui proposent des visites ; les horaires et conditions se vérifient auprès de chacune.

Marie-Galante se distingue aussi par ses paysages agricoles : champs de canne, chemins de campagne, moulins en pierre qui ponctuent l'horizon. La côte nord, découpée en falaises, contraste avec les plages abritées du sud et de l'ouest. Le tour de l'île en voiture permet d'enchaîner Grand-Bourg et ses maisons créoles, les distilleries de l'intérieur, puis les anses de Capesterre et de Saint-Louis avant la traversée retour.

Deux à trois nuits sur place permettent de profiter de l'île sans courir. La saison sèche, de décembre à avril, est la plus agréable. Le festival Terre de Blues anime Marie-Galante le week-end de la Pentecôte : l'hébergement y est alors très demandé. Des liaisons inter-îles permettent de combiner le séjour avec les Saintes.

Sur Basse-Terre, le village de Deshaies et sa baie doit d'ailleurs son nom à un propriétaire venu de Marie-Galante. D'autres idées de sorties et d'escapades complètent ce voyage, tout comme la sélection des plus beaux villages à découvrir.

Sources : fiche Wikipédia de Marie-Galante (géographie, population, histoire, distilleries, transports), office de tourisme des îles de Guadeloupe (sites, traversée, saison), office de tourisme de Marie-Galante.

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