Le Mas du Pont de Rousty est un ancien mas d'élevage situé à environ 8 km d'Arles, sur la route des Saintes-Maries-de-la-Mer, qui abrite le musée de la Camargue. Un sentier de découverte de 3,5 km y traverse rizières, pâturages, marais et sansouire.
Un mas camarguais devenu musée
Le parc naturel régional de Camargue a acquis le domaine en 1973. Cinq ans plus tard, un musée consacré à la vie camarguaise ouvrait dans l'ancienne bergerie, longue bâtisse typique des mas du delta. Les inondations de 1993 et de 1994 ont imposé une fermeture et une remise en état ; l'établissement a pris son nom actuel en 2003, avec l'appellation Musée de France.
Entièrement rénovée en 2013, l'exposition permanente, intitulée « Le fil de l'eau, le fil du temps en Camargue », raconte par la photographie, la vidéo et le son comment les habitants ont tiré parti d'un territoire façonné par le Rhône et par la mer. Un bâtiment d'accueil ouvert en 2019 abrite une librairie et une salle d'expositions temporaires. Le musée est géré par le syndicat mixte du parc naturel régional.
Le sentier de découverte, étape par étape
Le sentier part du mas et parcourt les terres du domaine sur environ 3,5 km. Il est plat et sans difficulté, et l'on peut le suivre sans se presser en une matinée, arrêts d'observation compris. Il fait passer d'un milieu à l'autre, ce qui en fait une bonne introduction aux paysages du delta :
- Les rizières et leurs canaux d'irrigation, qui rappellent combien la riziculture a modelé la Camargue.
- Les pâturages, où paissent selon la saison chevaux et taureaux.
- Une cabane traditionnelle de Camargue, au toit de roseau, comme en habitaient autrefois les gardians.
- Les marais et les roselières, puis la sansouire, étendue de salicornes qui rougit à l'automne.
- Un observatoire tourné vers le marais et une station de baguage des oiseaux.
En chemin, le belvédère « Horizons », conçu par l'artiste japonais Tadashi Kawamata pour Marseille-Provence 2013, offre un point de vue surélevé sur la plaine. Par temps clair, il aide à comprendre l'organisation des terres basses, entre parcelles cultivées et espaces laissés à l'eau.
Le parcours aide aussi à lire le paysage camarguais, où presque tout dépend de la gestion de l'eau : l'eau douce venue du Rhône pour les rizières et les prairies, l'eau salée qui remonte dans les terres basses et façonne la sansouire. Les panneaux du sentier et l'exposition du musée se répondent, et il est plus parlant de découvrir l'un puis l'autre le même jour.
Préparer la visite au musée de la Camargue
- Faut-il vérifier les horaires avant de venir ?
- Oui. Les jours et heures d'ouverture du musée et du sentier, comme les conditions d'accès, sont fixés par le parc naturel régional de Camargue et changent selon la saison.
- Que prévoir pour le sentier ?
- Des jumelles, une casquette et de l'eau, car le parcours est très exposé au soleil. Au printemps et à la fin de l'été, un produit contre les moustiques est utile près des marais.
- Quelle saison choisir ?
- Le printemps et l'automne, pour les oiseaux de passage et pour marcher au frais ; en hiver, le mistral peut rendre la balade froide.
Pour poursuivre en Camargue gardoise, l'étang du Ponant au Grau-du-Roi se contourne à pied, et la page des balades dans le Gard présente la Petite Camargue et Aigues-Mortes. Vers Aix, le Relais Cézanne au Tholonet ouvre la route de la Sainte-Victoire. D'autres parcours figurent parmi les itinéraires de balade.
Sources : notice Wikipédia du musée de la Camargue (situation, historique, exposition permanente, bâtiment de 2019, sentier de découverte, belvédère « Horizons ») ; parc naturel régional de Camargue.










