Le parc de Billancourt est un espace vert d'environ 7 hectares aménagé au cœur de l'écoquartier du Trapèze, à Boulogne-Billancourt, sur une partie des anciens terrains Renault. Dessiné par l'agence de paysagistes TER, il sert aussi de bassin de rétention pour les eaux de pluie du quartier.
Un parc né sur les anciens terrains industriels
Pendant des décennies, les bords de Seine de Billancourt ont été occupés par les usines Renault, dont la production s'est arrêtée en 1992. Le quartier du Trapèze, construit ensuite face à l'île Seguin, a été pensé autour d'un grand jardin central. Le parc a ouvert par étapes à partir de 2010 : une première tranche d'environ un hectare et demi, puis le reste de l'emprise au fil de l'avancement du quartier.
Le dessin du parc assume cette histoire récente. Les lignes sont droites, les allées larges, et les plantations alternent entre zones ouvertes et bosquets plus denses. Au nord, la partie la plus ensoleillée accueille les jeux et les loisirs de plein air ; au sud, la partie ombragée et plus humide invite à la lecture et à la contemplation.
Comment le parc gère-t-il l'eau de pluie ?
C'est la grande originalité du lieu. Les sols perméables et les jardins creusés en contrebas recueillent et filtrent les eaux de pluie qui ruissellent des rues et des toits voisins. Une partie de cette eau est stockée dans un bassin, puis réutilisée pour l'arrosage. En cas de crue de la Seine, des vannes permettent de transformer le parc en bassin de rétention, ce qui ralentit la montée des eaux dans le quartier.
Autour du bassin, plusieurs milieux humides se succèdent :
- un marais et une petite tourbière, plantés d'espèces de berge ;
- une grève de galets qui se découvre selon le niveau de l'eau ;
- des noues sableuses, fossés plantés qui guident l'eau vers le bassin ;
- des prairies fleuries sur les parties hautes, choisies pour leur faible besoin d'arrosage.
Les espèces indigènes sont privilégiées, ce qui attire insectes pollinisateurs, oiseaux d'eau et petits passereaux. Le parc a obtenu le label EcoJardin, qui récompense une gestion écologique des espaces verts.
Que faire au parc de Billancourt ?
La visite se fait en flânant : une boucle tranquille des allées prend moins d'une heure. Les familles se retrouvent sur les pelouses du nord, les promeneurs longent le bassin pour observer les oiseaux, et les coureurs du quartier y font leur tour du matin. La Région Île-de-France organise de temps à autre des visites guidées gratuites, sur inscription, consacrées à la gestion de l'eau et à la biodiversité du parc ; le calendrier se consulte sur son agenda.
Le parc se combine bien avec une promenade vers la Seine et l'île Seguin, toute proche, puis avec d'autres lieux de la ville : le parc des Glacières, près de la patinoire, et le marché couvert Escudier, à faire un matin de marché.
Accès et horaires du parc
L'entrée principale se trouve cours de l'Île-Seguin. Le parc est desservi par la ligne 9 du métro, entre les stations Billancourt et Pont de Sèvres, ainsi que par plusieurs lignes de bus. Comme les autres jardins municipaux, il ouvre le matin et ferme le soir à une heure qui varie avec les saisons : les horaires du moment sont affichés aux grilles et sur le site de la Ville de Boulogne-Billancourt.
- Le parc est-il adapté aux poussettes ?
- Oui, les allées principales sont larges et sans marches. Seuls les abords de la grève et des noues sont plus irréguliers.
- Peut-on se baigner dans le bassin ?
- Non. Le bassin recueille les eaux de pluie du quartier et sert de réserve d'arrosage ; il se regarde depuis les berges.
D'autres jardins, cascades et monuments à découvrir en chemin sont rassemblés dans la rubrique des lieux à visiter en balade.
Sources : Région Île-de-France (présentation de la visite « À la découverte du parc de Billancourt »), fédération des entreprises publiques locales (articles de 2010 et 2011 sur l'aménagement du Trapèze et la gestion de l'eau du parc), Ville de Boulogne-Billancourt.











