La randonnée en Lozère se pratique dans quatre régions naturelles bien distinctes : l'Aubrac et ses plateaux basaltiques, la Margeride granitique, les Cévennes autour du mont Lozère et les Grands Causses entaillés par les gorges du Tarn. C'est le département le moins peuplé de France métropolitaine.
Quatre paysages, quatre façons de marcher
Avec environ 15 habitants au kilomètre carré en 2023, la Lozère offre des espaces où l'on marche des heures sans croiser de route. Ses quatre régions naturelles suivent la géologie :
| Région | Paysage | Point culminant | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Margeride, au nord | Granit, forêts, grands pâturages | Signal de Randon, 1 551 m | Longues marches tranquilles |
| Aubrac, au nord-ouest | Plateau basaltique, lacs, rivières | Signal de Mailhebiau, 1 469 m | Grands espaces, floraisons |
| Cévennes, au sud-est | Relief très accidenté, vallées profondes | Sommet de Finiels, 1 699 m | Marcheurs à l'aise en dénivelé |
| Grands Causses, au sud-ouest | Plateaux arides, avens, gorges | Mont Gargo, 1 247 m | Belvédères et corniches |
Le sommet de Finiels, sur le mont Lozère, est le point culminant du département ; le point le plus bas, à 195 mètres, se trouve dans le Gardon à Saint-Étienne-Vallée-Française. Entre les deux, les gorges du Tarn coupent la Lozère en son milieu et séparent le causse de Sauveterre du causse Méjean.
Le chemin de Stevenson, la grande itinérance
Le plus célèbre des itinéraires lozériens est le GR 70, ou chemin de Stevenson. À l'automne 1878, l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson traversa le pays avec une ânesse, du Monastier-sur-Gazeille, en Haute-Loire, jusqu'à Saint-Jean-du-Gard ; il en tira un récit publié en 1879. Le sentier qui suit ses pas mesure environ 272 kilomètres.
En Lozère, le chemin passe par La Bastide-Puylaurent, Le Bleymard, le mont Lozère et Finiels, Le Pont-de-Montvert, Florac et Saint-Germain-de-Calberte. Beaucoup de marcheurs n'en font qu'une portion, par exemple la traversée du mont Lozère, qui offre les plus grands horizons.
Choisir sa saison et son secteur
- Printemps : l'Aubrac se couvre de fleurs et les cascades coulent à plein ; les sommets peuvent garder de la neige tard.
- Été : l'altitude de la Margeride et du mont Lozère garde de la fraîcheur, tandis que les causses deviennent brûlants en milieu de journée.
- Automne : la meilleure saison pour les Cévennes, avec les châtaigniers dorés et une lumière franche sur les corniches des gorges.
- Hiver : neige sur les plateaux du nord, raquettes sur l'Aubrac et le mont Lozère ; les journées courtes imposent des boucles modestes.
Le parc national des Cévennes couvre une grande partie du sud-est du département : on y respecte la réglementation du coeur de parc, notamment sur le bivouac et les chiens. Partout, les troupeaux en estive sont gardés par des chiens de protection qu'il faut contourner calmement.
Préparer une randonnée en Lozère
- Faut-il réserver les hébergements sur le GR 70 ?
- En saison, oui : les gîtes d'étape sont peu nombreux dans les villages traversés et se remplissent vite de mai à septembre.
- Quelle carte emporter ?
- Les cartes IGN au 1:25 000 du secteur choisi, ou le topoguide de la Fédération française de randonnée pour les GR. Le réseau téléphonique est absent dans plusieurs vallées.
- Peut-on randonner avec un âne ?
- Oui, des loueurs proposent des ânes de bât sur le chemin de Stevenson ; les étapes sont alors plus courtes.
Pour un séjour à cheval sur deux départements, la sélection des balades dans le Gard mène au mont Aigoual et au lac de Camprieu. Plus au sud, les gorges de la Vis et les moulins de la Foux prolongent le paysage des causses. Les autres départements sont présentés dans les idées de balades par région.
Sources : article encyclopédique Lozère (département) pour les régions naturelles, superficies, altitudes et densité ; article Chemin de Stevenson (GR 70, longueur, dates, étapes) ; comité départemental du tourisme de la Lozère.











